Selank : protocole complet
C’est un anxiolytique enregistré comme médicament en Russie, sous forme de spray nasal — et c’est justement cette voie qui consomme quatre à dix fois plus de produit que l’injection. Le choix entre le flacon de 5 et celui de 10 mg en découle directement.
- Carte d’identité
- Nasale ou sous-cutanée
- Mécanisme
- Protocole
- Reconstitution
- Matériel
- Qui doit éviter
- Effets indésirables
- Données publiées
- Conservation
- Erreurs fréquentes
- Statut réglementaire
- Où se procurer
- FAQ
- Longueur
- 7 acides aminés
- Dérivé de
- Tuftsine
- Effet visé
- Anxiolytique
- Voies
- Nasale · sous-cutanée
- Formats en France
- Flacons 5 et 10 mg
- Statut en Russie
- Médicament enregistré
En bref. Le Selank est un heptapeptide de synthèse conçu à l’Institut de génétique moléculaire de Moscou. Il dérive de la tuftsine, un fragment naturel d’anticorps aux propriétés immunomodulatrices, auquel a été ajoutée une courte séquence qui le rend beaucoup plus stable. Il est enregistré comme médicament anxiolytique en Russie, sous forme de spray nasal — et nulle part ailleurs.
Nasale ou sous-cutanée : ce n’est pas la même quantité
C’est l’information la plus utile de cette page, et elle a des conséquences directes sur ce que vous achetez.
| Voie nasale | Voie sous-cutanée | |
|---|---|---|
| Quantité par jour | 600 à 2 700 mcg | 250 à 500 mcg |
| Répartition | 2 à 3 pulvérisations | 1 injection |
| Statut | Celle du médicament russe | Usage communautaire |
| Consommation | 4 à 10 fois plus de produit | Économe |
Pourquoi cet écart. La muqueuse nasale n’absorbe qu’une fraction du peptide déposé — le reste est avalé ou éliminé. Il faut donc en déposer beaucoup plus pour que la même quantité atteigne la circulation. Ce n’est pas que la voie nasale soit « plus forte » : c’est qu’elle est moins efficiente.
Conséquence directe : une cure nasale consomme quatre à dix fois plus de produit qu’une cure injectable. C’est le paramètre qui doit décider du dosage de votre flacon, et non le prix affiché.
Laquelle choisir ? La voie nasale est celle du médicament enregistré en Russie, donc celle qui correspond aux protocoles cliniques publiés. La voie sous-cutanée est plus économe et plus précise, mais elle relève de l’usage. Si vous voulez coller à ce qui a été étudié, c’est le spray ; si vous voulez maîtriser vos quantités, c’est l’injection.
Comment agirait le Selank
Le Selank est décrit comme un anxiolytique qui ne passe pas par le mécanisme des benzodiazépines — c’est son principal argument, et il mérite d’être compris.
Les benzodiazépines se fixent directement sur le récepteur GABA-A et amplifient fortement son effet inhibiteur. Cela calme vite, mais entraîne sédation, tolérance et dépendance. Le Selank, lui, modulerait indirectement le système GABA sans s’y fixer, ainsi que la sérotonine et d’autres neurotransmetteurs.
Les travaux décrivent également une action sur le BDNF, un facteur impliqué dans la plasticité cérébrale, et une modulation de l’enképhaline, un peptide opioïde naturel — dont la dégradation ralentie prolongerait l’effet apaisant.
La conséquence pratique de cette différence. Contrairement aux benzodiazépines, le Selank n’est pas décrit comme sédatif, et aucun syndrome de sevrage n’est rapporté à l’arrêt. C’est ce qui explique son intérêt. Mais rappelez-vous que ces observations viennent presque toutes des équipes qui l’ont développé : l’absence de dépendance est plausible au vu du mécanisme, pas démontrée par une littérature indépendante.
Quantités et durée
| Voie | Quantité par jour | Répartition | Durée de cure |
|---|---|---|---|
| Nasale | 600 à 2 700 mcg | 2 à 3 pulvérisations | 14 à 21 jours |
| Sous-cutanée | 250 à 500 mcg | 1 injection | 14 à 21 jours |
| Pause entre deux cures | — | — | 1 à 3 semaines |
Les protocoles cliniques russes utilisent des cures continues de quatorze à vingt et un jours, suivies d’une fenêtre d’arrêt. Un rythme de quatre jours sur quatre circule également dans la communauté, par précaution contre une éventuelle désensibilisation — mais il ne correspond à aucun protocole publié.
Sur la recherche de sa quantité. Les réponses sont très variables : certaines personnes rapportent un effet dès 250 à 300 mcg, d’autres ne perçoivent rien avant 500 mcg. Commencer bas et monter progressivement permet de trouver le point où l’effet apparaît sans effets supplémentaires — c’est plus utile que de viser d’emblée le haut de la fourchette.
Autre particularité : l’effet du Selank se construit sur plusieurs jours d’usage régulier plutôt qu’à chaque prise. Une dose oubliée ne se rattrape donc pas — on reprend simplement à la suivante.
Reconstitution : le calcul déjà fait
| Flacon | Eau bactériostatique | Concentration | 250 mcg | 300 mcg | 500 mcg |
|---|---|---|---|---|---|
| 30 mg | 3,0 ml | 10 000 mcg/ml | 2,5 grad. | 3 grad. | 5 grad. |
| 30 mg | 6,0 ml | 5 000 mcg/ml | 5 grad. | 6 grad. | 10 grad. |
| 30 mg | 10,0 ml | 3 000 mcg/ml | 8,3 grad. | 10 grad. | 16,7 grad. |
Le repère de référence est 6 ml pour un flacon de 30 mg, soit 5 000 mcg par millilitre : une prise de 250 mcg tombe alors sur cinq graduations. Avec 3 ml la solution est deux fois plus concentrée et le prélèvement descend à 2,5 graduations, difficile à lire ; avec 10 ml il monte à 8,3 graduations, plus confortable.
Si votre flacon a un autre dosage, gardez le raisonnement : divisez le contenu par le volume d’eau pour obtenir la concentration, puis divisez votre prise par cette concentration. Une seringue de 0,3 ml est nécessaire dans tous les cas.
Les 7 étapes
- Vérifier le flacon — dosage, lot, galette lyophilisée intacte.
- Désinfecter les deux bouchons — une compresse alcoolisée neuve pour chacun.
- Prélever l’eau bactériostatique — 6 ml pour un flacon de 30 mg, soit 5 000 mcg par millilitre.
- Injecter le long de la paroi — jamais directement sur la poudre.
- Faire rouler doucement — sans secouer. Solution limpide et incolore.
- Étiqueter le flacon — concentration et date de reconstitution.
- Réfrigérer — entre 2 et 8 °C, à utiliser sous trois à quatre semaines.
Pour un autre volume, la calculatrice de peptides refait le calcul.
Ce qu’il vous faut à côté du flacon
Une injection par jour sur quatorze à vingt et un jours : besoins légers, une vingtaine de seringues par cure.
- Seringues U-100 de 0,3 ml Parfaitement adaptées : les prélèvements de 10 à 30 graduations s’y lisent sans effort. Ma sélection
- Compresses alcoolisées Deux par injection : le bouchon du flacon et le point de piqûre. Ma sélection
- Boîte de conservation Au froid et à l’abri de la lumière, y compris en déplacement. Ma sélection
- Eau bactériostatique L’eau stérile ordinaire ne convient pas pour un flacon multidose. Chez Peptides France
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Qui doit éviter le Selank
- Traitement psychiatrique en cours — antidépresseur, anxiolytique, thymorégulateur. Aucune interaction n’a été cartographiée, et le Selank agit sur les mêmes systèmes.
- Grossesse et allaitement. Aucune donnée.
- Moins de 18 ans. Aucune donnée.
- Irritation ou pathologie nasale, si vous optez pour le spray.
- Allergie connue aux peptides ou à l’alcool benzylique.
Un mot qui compte plus que le reste sur cette fiche. Le Selank se vend pour l’anxiété. Or l’anxiété qui gêne le quotidien — sommeil perturbé, évitement, crises, retentissement sur le travail ou les relations — relève d’une prise en charge, et elle se traite bien aujourd’hui. Les thérapies cognitives et comportementales ont un niveau de preuve considérable, sans effet indésirable. Un trouble anxieux peut aussi révéler une cause médicale : hyperthyroïdie, apnée du sommeil, effet d’un traitement.
Un peptide sans essai occidental n’est pas la bonne réponse à cela, et surtout, il peut retarder une prise en charge qui, elle, fonctionne. Si votre anxiété pèse réellement sur votre vie, commencez par en parler à un médecin.
Effets indésirables
Le Selank est constamment décrit comme bien toléré. La réserve habituelle vaut ici : cette description vient d’une littérature peu abondante et issue d’une seule tradition de recherche.
| Effet | Voie | Fréquence |
|---|---|---|
| Irritation nasale, éternuements | Nasale | Le plus courant sur cette voie |
| Réaction au point d’injection | Sous-cutanée | Courante, légère |
| Maux de tête légers | Les deux | Occasionnels |
| Fatigue ou apathie | Les deux | Rapportée sur les quantités hautes |
| Absence d’effet perceptible | Les deux | Fréquente — la réponse est très variable |
Ce qui n’est pas rapporté, et c’est notable : pas de sédation marquée, pas de trouble de la mémoire, pas de syndrome de sevrage à l’arrêt. Ce sont précisément les reproches faits aux benzodiazépines, et c’est ce qui explique l’intérêt pour cette molécule. Rappelez-vous simplement que « non rapporté » n’équivaut pas à « exclu » quand la littérature est aussi restreinte.
Ce que montrent les études
| Domaine | Origine | État des preuves |
|---|---|---|
| Troubles anxieux généralisés | Essais cliniques russes | Effets anxiolytiques rapportés, comparables à ceux de certaines benzodiazépines |
| Anxiété avec composante dépressive | Essais cliniques russes | Effets décrits |
| Mémoire et attention | Animal et cellulaire | Effets sur le BDNF et la plasticité |
| Immunomodulation | Préclinique | Héritée de la tuftsine dont il dérive |
| Essai randomisé occidental | — | Aucun |
Le même schéma que l’Épitalon et le Pinealon. Le Selank a un vrai dossier — il est enregistré comme médicament en Russie, ce qui suppose une évaluation. Mais cette littérature est presque entièrement russophone, portée par les équipes qui l’ont développé, et n’a jamais été reproduite par des chercheurs indépendants. Aucun essai randomisé occidental n’existe.
Cela ne veut pas dire que c’est faux. Cela veut dire que le mécanisme de vérification central de la science n’a pas fonctionné sur cette molécule.
Conservation
| État | Température | Durée |
|---|---|---|
| Lyophilisat, long terme | −20 °C ou moins | 12 à 24 mois |
| Lyophilisat, court terme | Entre 2 et 8 °C | Plusieurs mois |
| Après reconstitution | Entre 2 et 8 °C | 3 à 4 semaines |
Une cure de vingt et un jours frôle la limite de conservation : ne reconstituez qu’au démarrage. Si vous préparez une solution nasale, sachez qu’un flacon de spray manipulé quotidiennement se contamine plus facilement qu’un flacon percé à l’aiguille. Détail complet : conserver les peptides.
Les erreurs qui reviennent le plus
- Transposer une quantité nasale en injection. Le rapport est de quatre à dix : 2 700 mcg en spray n’a rien à voir avec 2 700 mcg injectés.
- Sous-estimer la quantité nécessaire pour une cure nasale. Elle consomme quatre à dix fois plus qu’une cure injectable.
- Viser d’emblée le haut de la fourchette. Beaucoup ressentent l’effet dès 250 à 300 mcg.
- Doubler après une dose oubliée. L’effet se construit sur plusieurs jours : on reprend simplement à la suivante.
- Ignorer la quantité par pulvérisation. Sans elle, un total quotidien ne veut rien dire.
- Remplacer une prise en charge de l’anxiété par cette molécule. C’est le vrai risque de cette fiche.
Statut réglementaire
- Médicament enregistré en Russie comme anxiolytique, en spray nasal. Ce statut n’a aucune valeur en Europe.
- Aucune autorisation en France ni dans l’Union européenne.
- Ni médicament, ni complément alimentaire. Le flacon vendu ici est un produit sous étiquetage recherche, destiné au laboratoire.
- Aucun essai clinique enregistré dans les registres internationaux.
- Pour les sportifs : la catégorie S0 de l’Agence mondiale antidopage couvre toute substance sans autorisation de mise sur le marché dans le pays concerné.
Où se procurer le Selank
Boutique partenaire : certificat d’analyse par lot, expédition depuis la France, code MISSPEPS. Produit destiné à la recherche en laboratoire.
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Anticipez selon la voie. Une cure nasale consomme quatre à dix fois plus de produit qu’une cure injectable, à durée égale. Si vous partez sur le spray, prévoyez large — c’est le paramètre qui change tout sur cette molécule.
- Le matériel d’injection : voir la section matériel
- Calculer votre dilution : la calculatrice de peptides
- Aller plus loin : la Masterclass Peptides (27 modules)
Questions fréquentes sur le Selank
Qu’est-ce que le Selank ?
Le Selank est un heptapeptide de synthèse conçu à Moscou, dérivé de la tuftsine — un fragment naturel d’anticorps — auquel a été ajoutée une séquence qui le rend plus stable. Il est enregistré comme médicament anxiolytique en Russie, sous forme de spray nasal, et nulle part ailleurs.
Spray nasal ou injection : quelle différence de quantité ?
Un rapport de quatre à dix. La voie nasale utilise 600 à 2 700 mcg par jour, la voie sous-cutanée 250 à 500 mcg. La muqueuse nasale n’absorbe qu’une fraction du peptide déposé, il faut donc en mettre beaucoup plus. Une cure nasale consomme par conséquent quatre à dix fois plus de produit.
Le Selank crée-t-il une dépendance ?
Aucun syndrome de sevrage n’est rapporté à l’arrêt, contrairement aux benzodiazépines. Le Selank modulerait le système GABA indirectement, sans s’y fixer, ce qui explique l’absence de sédation et de dépendance décrite. Rappelez-vous toutefois que ces observations viennent des équipes qui l’ont développé : c’est plausible au vu du mécanisme, pas démontré par une littérature indépendante.
Comment reconstituer un flacon de Selank ?
Le repère de référence est 6 ml d’eau bactériostatique pour un flacon de 30 mg, soit 5 000 mcg par millilitre : 250 mcg correspondent alors à 5 graduations sur une seringue U-100 et 500 mcg à 10 graduations. Avec 3 ml on obtient 10 000 mcg/ml, avec 10 ml 3 000 mcg/ml.
Quelle quantité de Selank pour commencer ?
Les réponses sont très variables : certaines personnes rapportent un effet dès 250 à 300 mcg, d’autres ne perçoivent rien avant 500 mcg. Commencer bas et monter progressivement permet de trouver le point où l’effet apparaît, plutôt que de viser d’emblée le haut de la fourchette.
Que faire si on oublie une dose de Selank ?
Reprendre simplement à la dose suivante, sans doubler. L’effet du Selank se construit sur plusieurs jours d’usage régulier plutôt qu’à chaque prise : une dose manquée a peu de conséquences.
Le Selank peut-il remplacer un traitement de l’anxiété ?
Non, et c’est le point le plus important de cette fiche. Une anxiété qui gêne le quotidien relève d’une prise en charge, et elle se traite bien : les thérapies cognitives et comportementales ont un niveau de preuve considérable. Un trouble anxieux peut aussi révéler une cause médicale comme une hyperthyroïdie ou une apnée du sommeil. Un peptide sans essai occidental risque surtout de retarder ce qui fonctionne.
Sources
- Zozulya AA, Neznamov GG, Siuniakov TS, et al. Efficacy and possible mechanisms of action of a new peptide anxiolytic Selank in the therapy of generalized anxiety disorders and neurasthenia. Zhurnal Nevrologii i Psikhiatrii, 2008 — PubMed
- Kasian A, Kolomin T, Andreeva L, et al. Peptide Selank enhances the effect of diazepam in reducing anxiety in unpredictable chronic mild stress conditions in rats. Behavioural Neurology, 2017 — PubMed
- Volkova A, Shadrina M, Kolomin T, et al. Selank administration affects the expression of some genes involved in GABAergic neurotransmission. Frontiers in Pharmacology, 2016 — PubMed
- Recherche d’essais enregistrés sur le Selank — ClinicalTrials.gov
- Efficacité des thérapies cognitives et comportementales dans les troubles anxieux — PubMed
Dernière révision : août 2026 · Rédaction : Miss Peps
Autres protocoles
- Pinealon — autre peptide russe, avec le même profil de preuves
- DSIP — autre molécule visant le calme et le sommeil
- Tous les protocoles — l’annuaire complet
Avertissement. Contenu publié à titre strictement éducatif et documentaire. Le Selank est enregistré comme médicament en Russie mais ne dispose d’aucune autorisation en France ni dans l’Union européenne ; le flacon vendu ici est destiné à la recherche en laboratoire, non destiné à l’usage humain, animal, alimentaire ou cosmétique. Les données disponibles sont presque exclusivement russophones et n’ont pas été reproduites indépendamment. Les quantités citées sont rapportées et ne constituent pas des recommandations. Une anxiété qui gêne le quotidien relève d’une prise en charge médicale. Pour toute question de santé, consultez un professionnel de santé.