SLU-PP-332 : ce que la recherche montre vraiment
On la vend comme « l’exercice en pilule ». C’est une molécule réelle, avec des travaux publiés dans de bonnes revues — mais uniquement chez la souris. Aucun humain n’en a jamais reçu dans un cadre publié. Voici pourquoi cette page ne contient pas de tableau de dosage.
- Carte d’identité
- Pourquoi pas de tableau de dosage
- Mécanisme
- Formats et quantités
- Reconstitution
- Ce que montrent les études
- « L’exercice en pilule »
- Ce qu’on ignore
- Qui doit s’abstenir
- Tolérance et suivi
- Conservation
- Statut réglementaire
- Comparatif
- Où se procurer
- FAQ
- Nature
- Petite molécule (290 g/mol)
- Est-ce un peptide ?
- Non
- Cible
- Récepteurs ERR α, β et γ
- Formats
- Comprimés 50 mg · flacons 5, 10, 20 mg
- Essais humains
- Aucun
- Niveau de preuve
- Préclinique uniquement
En bref. Le SLU-PP-332 est une petite molécule chimique mise au point dans un laboratoire universitaire américain. Elle active une famille de récepteurs appelés ERR, impliqués dans la façon dont les cellules musculaires produisent leur énergie. Chez la souris, elle reproduit une partie des adaptations qu’on observe après un entraînement d’endurance — d’où le surnom d’« exercice en pilule » qui a fait sa notoriété.
Ce n’est pas un peptide. Comme le Lipo-C ou le bleu de méthylène, elle figure dans cette bibliothèque parce que les gens la cherchent au milieu des peptides. Sa chimie et ses contraintes n’ont rien à voir.
Tous les chiffres publiés sont des doses de souris
Il faut poser cela avant tout le reste, parce que ça conditionne la lecture de chaque nombre de cette page.
Il n’existe aucune donnée humaine sur cette molécule. Pas d’essai clinique, pas de phase 1, pas d’étude de pharmacocinétique, pas de marge de sécurité établie. Aucun essai n’est enregistré dans les registres internationaux.
Les seules quantités publiées viennent d’expériences chez la souris, exprimées en milligrammes par kilo et administrées par voie intrapéritonéale — une injection dans la cavité abdominale, sans équivalent en usage personnel.
L’écart qui saute aux yeux
Une transposition allométrique de la dose animale la plus haute — 100 mg/kg par jour chez la souris — vers un adulte de 80 kg donnerait environ 650 mg par jour. Les comprimés vendus font 50 mg.
Un facteur treize. Ce n’est pas un argument pour prendre treize comprimés : c’est une illustration du fait que personne ne sait quelle quantité correspond à quoi chez l’humain. Les doses vendues n’ont pas été calibrées sur les études animales, et l’extrapolation allométrique n’est pas non plus une recommandation — elle ignore la biodisponibilité orale, qui n’a jamais été mesurée chez l’humain.
Les deux chiffres sont donc sans fondement humain. Je vous donne les repères qui circulent parce que vous les trouverez ailleurs, mais avec cette mise en garde attachée.
Comment agit le SLU-PP-332
Les récepteurs ERR — pour estrogen-related receptors, « récepteurs apparentés aux œstrogènes » — portent un nom trompeur : ils ressemblent structurellement aux récepteurs des œstrogènes mais ne répondent pas à ces hormones et n’ont aucun effet hormonal. Ce sont des régulateurs du métabolisme énergétique.
Leur rôle : commander la production de nouvelles mitochondries dans les cellules musculaires, et orienter le muscle vers l’utilisation des graisses comme carburant. C’est exactement ce que fait l’entraînement d’endurance — l’exercice active naturellement cette voie.
Le SLU-PP-332 l’active directement, sans passer par l’effort. Sa particularité est d’agir sur les trois sous-types de récepteurs ERR à la fois, alors que les molécules antérieures n’en ciblaient qu’un.
La logique est cohérente. Ce n’est pas une molécule fantaisiste : le mécanisme est identifié, la cible est pertinente, et les travaux sont publiés dans des revues sérieuses. Le problème n’est pas la science — c’est la distance entre ce qui a été démontré et ce qui est vendu.
Deux formats, deux logiques
Les fournisseurs proposent le SLU-PP-332 sous deux présentations qui ne se gèrent pas du tout de la même façon.
| Comprimés oraux | Flacons injectables | |
|---|---|---|
| Présentation | 50 mg, flacons de 60 | 5, 10 ou 20 mg lyophilisés |
| Préparation | Aucune | Reconstitution à l’eau bactériostatique |
| Correspond aux études ? | Non — biodisponibilité orale jamais mesurée | Voie proche de celle des études animales |
| Format le plus vendu | Oui | Non |
Le paradoxe du comprimé. C’est le format le plus répandu, et c’est aussi celui dont on sait le moins de choses : toutes les doses efficaces des études animales ont été injectées, jamais avalées. Si la biodisponibilité orale est faible chez l’humain, un comprimé pourrait ne délivrer qu’une fraction de l’exposition obtenue par injection. Aucune donnée ne permet de trancher.
Repères oraux qui circulent
| Schéma | Par jour | En comprimés de 50 mg |
|---|---|---|
| Microdose | ≤ 1,5 mg | Impraticable — nécessite des gélules plus faibles |
| Intermédiaire | 25 mg | ½ comprimé — un flacon dure ≈ 120 jours |
| Standard fournisseur | 50 mg | 1 comprimé — un flacon dure ≈ 60 jours |
| Haut | 100 mg | 2 comprimés — un flacon dure ≈ 30 jours |
La prise se fait plutôt le matin, en raison des effets métaboliques circadiens. Aucune demi-vie humaine n’étant publiée, il n’existe pas de règle en cas d’oubli : les schémas sautent la prise plutôt que de doubler la suivante.
Repère injectable
Le schéma le plus courant est de 500 mcg par jour en sous-cutané. Sur une cure de huit semaines, cela représente environ 28 mg — soit six flacons de 5 mg.
Durée des cures
| Format | Durée | Point de bilan |
|---|---|---|
| Court | 4 semaines | Semaine 4 |
| Standard | 6 à 8 semaines | Semaine 6 |
| Prolongé | 12 semaines | Semaines 8 et 12 |
Le rythme de huit à douze semaines suivies de quatre semaines d’arrêt circule largement, mais sa justification est théorique : aucune désensibilisation des récepteurs n’a été mesurée chez l’humain.
Reconstitution : uniquement pour les flacons
Les comprimés ne demandent aucune préparation — passez cette section si c’est votre format.
| Flacon | Eau bactériostatique | Concentration | 250 mcg | 500 mcg | 1 mg |
|---|---|---|---|---|---|
| 5 mg | 1,0 ml | 5 000 mcg/ml | 5 grad. | 10 grad. | 20 grad. |
| 5 mg | 2,0 ml | 2 500 mcg/ml | 10 grad. | 20 grad. | 40 grad. |
| 5 mg | 3,0 ml | 1 667 mcg/ml | 15 grad. | 30 grad. | 60 grad. |
| 10 mg | 2,0 ml | 5 000 mcg/ml | 5 grad. | 10 grad. | 20 grad. |
| 10 mg | 5,0 ml | 2 000 mcg/ml | 12,5 grad. | 25 grad. | 50 grad. |
| 20 mg | 5,0 ml | 4 000 mcg/ml | 6 grad. | 12,5 grad. | 25 grad. |
Le repère par défaut est 2 ml pour un flacon de 5 mg, soit 2 500 mcg par millilitre : une dose de 500 mcg tombe alors sur vingt graduations d’une seringue U-100. Le calcul se refait toujours de la même façon — quantité totale en mcg divisée par le volume d’eau en ml, puis dose visée divisée par cette concentration, multipliée par 100.
Une particularité de cette molécule : la couleur. Une teinte jaune pâle peut apparaître normalement dans une solution aqueuse de petite molécule. Mais un jaune qui s’intensifie signale une oxydation ou une dégradation par la lumière ou la chaleur. Si la couleur change nettement par rapport à l’aspect initial, considérez le flacon comme compromis. Aucune donnée de stabilité n’a été publiée pour ces conditions de reconstitution.
Les 7 étapes
- Laisser revenir le flacon à température ambiante — cinq à dix minutes.
- Désinfecter les deux bouchons — une compresse alcoolisée neuve pour chacun.
- Prélever l’eau bactériostatique — 2 ml pour un flacon de 5 mg.
- Injecter le long de la paroi — jamais directement sur la poudre.
- Faire tourner doucement — sans secouer, jusqu’à dissolution complète.
- Étiqueter le flacon — concentration et date de reconstitution.
- Réfrigérer à l’abri de la lumière — entre 2 et 8 °C.
Pour un autre volume, la calculatrice de peptides refait le calcul.
Ce que montrent les études
| Étude | Modèle | Résultat |
|---|---|---|
| Billon 2023 | Souris, 15 à 28 jours | Endurance sur tapis roulant améliorée à 25 mg/kg ; fibres oxydatives et protéines mitochondriales augmentées à 50 mg/kg deux fois par jour |
| Billon 2024 | Souris obèses, 12 à 28 jours | Réduction de 25 à 30 % de la masse grasse, baisse du cholestérol et des triglycérides, meilleure tolérance au glucose — sans changement de l’alimentation |
| Xu 2024 | Souris, insuffisance cardiaque, 6 semaines | Fraction d’éjection améliorée, fibrose réduite, survie augmentée |
| Wang 2023 | Souris âgées, rein, 8 semaines | Albuminurie réduite, fonction mitochondriale rénale restaurée |
| Essai humain | — | Aucun, à aucun stade |
Ces résultats sont réels et publiés. Ils justifient qu’on continue à étudier cette molécule — pas qu’on se l’administre.
Le rappel qui vaut pour toute cette bibliothèque. La grande majorité des molécules efficaces chez la souris échouent ensuite chez l’humain : soit l’effet ne se reproduit pas, soit un problème de sécurité apparaît. C’est précisément la fonction des essais cliniques que de le découvrir. Sur le SLU-PP-332, cette étape n’a pas commencé.
« L’exercice en pilule » : ce que l’expression cache
C’est le surnom qui a porté cette molécule dans les médias, et il mérite d’être décortiqué.
L’exercice ne se résume pas à des mitochondries musculaires. Il agit sur le cœur et les vaisseaux, la densité osseuse, l’équilibre et la coordination, le sommeil, l’humeur, la sensibilité à l’insuline, le système immunitaire — et sur la mortalité toutes causes confondues, ce qu’aucun médicament n’a jamais démontré.
Une molécule qui activerait une seule de ces voies ne « remplace » pas l’exercice. Elle en reproduit un fragment, dans un modèle animal. Les chercheurs eux-mêmes présentent cette piste pour des situations où l’activité physique est impossible — immobilisation prolongée, maladie neuromusculaire, grand âge avec perte d’autonomie. Pas comme un raccourci pour qui peut marcher.
Si votre objectif est la santé métabolique ou l’endurance, l’activité physique reste l’intervention la mieux démontrée de toute la médecine, et elle est gratuite. C’est une phrase banale, mais elle est ici plus solide que tout ce qu’on peut écrire sur cette molécule.
Ce qu’on ignore, et qui compte
Ces questions n’ont pas de réponse aujourd’hui. C’est justement à cela que servent les essais cliniques.
- Comment l’organisme humain l’absorbe et l’élimine. Ni la biodisponibilité, ni la demi-vie, ni le devenir des produits de dégradation ne sont connus chez l’humain.
- Le cœur : un signal favorable chez l’animal, un inconnu chez l’humain. Contrairement à ce qu’on pourrait craindre, le modèle animal d’insuffisance cardiaque montre une amélioration de la fonction et de la survie. Mais aucune donnée humaine à dose élevée et prolongée n’existe, et plusieurs utilisateurs rapportent informellement une accélération du rythme cardiaque au repos.
- Le risque oncologique à long terme. Le récepteur ERRα participe à certaines voies du métabolisme tumoral. La question reste ouverte.
- Les effets à long terme. Les travaux animaux couvrent des semaines. Une molécule qui modifie le métabolisme énergétique appelle des données sur des années.
- Les interactions médicamenteuses. Le métabolisme hépatique et les voies du cytochrome P450 ne sont pas caractérisés chez l’humain.
- La qualité de ce qui se vend. Pour une petite molécule de synthèse fabriquée hors circuit pharmaceutique, la pureté et l’identité du produit sont des questions ouvertes — et il n’existe pas de référence pour les vérifier.
Qui doit s’abstenir
La réponse honnête est : tout le monde, en l’état des connaissances. Ce n’est pas une formule de prudence — c’est la conséquence directe de l’absence totale de données humaines. On ne peut pas dresser une liste de contre-indications pour une molécule dont on ignore les effets.
Si malgré tout la question se pose, les situations où l’abstention s’impose le plus nettement sont : toute maladie cardiaque, du fait de la présence des récepteurs ERR dans le myocarde ; la grossesse et l’allaitement ; l’existence d’un traitement en cours, quel qu’il soit ; et toute pathologie chronique suivie médicalement.
Pour les sportifs, en revanche, c’est net. Le SLU-PP-332 n’est pas nommément cité, mais les agonistes des récepteurs ERR relèvent de la classe S4.5 des modulateurs métaboliques en tant que catégorie. Le caractère expérimental de la molécule n’est pas un argument recevable lors d’un contrôle.
Ce qui est rapporté
Aucun pourcentage n’existe : il n’y a pas d’essai humain pour les établir. Ce tableau distingue donc ce qui vient des souris de ce qui vient des retours d’usage.
| Observation | Origine |
|---|---|
| Aucune toxicité manifeste, pas de signal hépatique ni cardiaque | Souris, 25 à 50 mg/kg pendant 28 jours |
| Accélération du rythme cardiaque au repos | Retours d’usage, non quantifiés |
| Sensation stimulante, sommeil perturbé | Retours d’usage, non quantifiés |
| Modification de l’appétit | Retours d’usage — l’alimentation n’était pas modifiée chez la souris |
| Réaction au point d’injection | Voie injectable |
Ce qui impose d’arrêter et de consulter : une douleur thoracique, des palpitations persistantes, un malaise. Ce sont les signes que les retours d’usage rendent les moins improbables sur cette molécule, et ils ne se relativisent pas.
Ce qui mérite d’être suivi
- Rythme cardiaque au repos et tension — avant, puis régulièrement. C’est le point le plus rapporté.
- Bilan métabolique et lipidique — avant, puis aux semaines 4 et 8.
- Transaminases hépatiques — le métabolisme hépatique humain n’étant pas caractérisé, c’est un contrôle peu coûteux.
- Glycémie à jeun ou HbA1c — les données animales montrent une meilleure tolérance au glucose.
Un rythme cardiaque qui grimpe durablement, un sommeil nettement dégradé ou un marqueur qui sort franchement de votre référence sont des motifs d’arrêt et d’avis médical.
Conservation
Le SLU-PP-332 étant une petite molécule et non un peptide, il ne suit pas les règles habituelles de cette bibliothèque : pas de lyophilisat fragile, pas de dénaturation, pas de reconstitution à l’eau bactériostatique.
| Forme | Conservation | Durée |
|---|---|---|
| Poudre en flacon | −20 °C, ou entre 2 et 8 °C | Plusieurs mois au froid, davantage au congélateur |
| Solution reconstituée | Entre 2 et 8 °C, à l’abri de la lumière | 2 à 4 semaines |
| Comprimés, flacon scellé | Température ambiante, au sec et à l’abri de la lumière | Jusqu’à la date du fournisseur |
En l’absence de référence pharmaceutique, l’étiquette du fournisseur est la seule indication disponible — ce qui est en soi une information sur le niveau de contrôle du produit.
Statut réglementaire
- Aucune autorisation nulle part, à aucun titre.
- Aucun essai clinique enregistré dans les registres internationaux.
- Ni médicament, ni complément alimentaire. Vendu sous étiquetage recherche, destiné au laboratoire — et c’est ici littéralement vrai : cette molécule est un outil de recherche.
- Pour les sportifs : la molécule n’est pas nommément citée sur la liste des interdictions, mais les agonistes des récepteurs ERR relèvent de la classe S4.5 des modulateurs métaboliques en tant que catégorie. À traiter comme interdite en permanence.
Où se situe le SLU-PP-332
| Molécule | Objectif proche | Niveau de preuve |
|---|---|---|
| SLU-PP-332 | Endurance, métabolisme | Souris uniquement |
| MOTS-c | Métabolisme, effort | Souris, plus une corrélation humaine |
| 5-Amino-1MQ | Métabolisme | Préclinique |
| Sémaglutide | Poids, cardiovasculaire | Essais de phase 3, médicament autorisé |
| Activité physique | Tout ce qui précède, et davantage | Le plus élevé de la médecine |
Ce tableau situe le SLU-PP-332 à l’extrémité la moins documentée de la bibliothèque. Ce n’est pas un jugement sur la molécule — c’est l’état d’avancement de sa recherche, qui est simplement très précoce.
Où se procurer le SLU-PP-332
Boutique partenaire : certificat d’analyse par lot, expédition depuis la France, code MISSPEPS. Produit destiné à la recherche en laboratoire.
Lien affilié — Miss Peps peut percevoir une commission, sans surcoût pour vous.
Ce que je dois vous dire avant que vous cliquiez. Les quantités de cette page sont des repères d’usage, pas des doses validées : il n’existe aucun essai humain sur cette molécule, à aucun stade. Vous ne disposez donc ni de marge de sécurité établie, ni de signe de surdosage identifié.
Si vous décidez d’en acheter, la question du format se pose d’abord : le comprimé est plus simple mais sa biodisponibilité orale est inconnue, l’injection se rapproche de la voie étudiée mais demande une reconstitution. Et prenez votre rythme cardiaque au repos avant de commencer — c’est le paramètre le plus rapporté, et le seul repère concret dont vous disposerez.
- Pour comparer avec des molécules qui ont des données humaines : Sémaglutide ou Rétatrutide
- Aller plus loin : la Masterclass Peptides (27 modules)
Questions fréquentes sur le SLU-PP-332
Qu’est-ce que le SLU-PP-332 ?
C’est une petite molécule de synthèse mise au point dans un laboratoire universitaire américain, qui active les récepteurs ERR — des régulateurs du métabolisme énergétique musculaire. Chez la souris, elle reproduit une partie des adaptations observées après un entraînement d’endurance. Ce n’est pas un peptide.
Quelle est la dose de SLU-PP-332 ?
Aucune n’est validée. Les seules quantités publiées viennent de souris — 25 à 50 mg/kg par injection intrapéritonéale. Les repères qui circulent chez l’humain sont d’un côté les comprimés vendus, à 50 mg par jour, et de l’autre les schémas injectables autour de 500 mcg par jour. Ni les uns ni les autres ne reposent sur une donnée humaine.
Comprimés ou injection : quelle différence ?
Le comprimé de 50 mg est le format le plus vendu et ne demande aucune préparation, mais sa biodisponibilité orale n’a jamais été mesurée chez l’humain — or toutes les doses efficaces des études animales ont été injectées, jamais avalées. L’injection se rapproche davantage de la voie étudiée, au prix d’une reconstitution à faire soi-même.
Comment reconstituer un flacon de SLU-PP-332 ?
Le repère par défaut est 2 ml d’eau bactériostatique pour un flacon de 5 mg, soit 2 500 mcg par millilitre : une dose de 500 mcg correspond alors à 20 graduations sur une seringue U-100. Attention à la couleur : un jaune pâle peut être normal, mais un jaune qui s’intensifie signale une dégradation.
Le SLU-PP-332 remplace-t-il vraiment l’exercice ?
Non. L’exercice agit sur le cœur, les os, l’équilibre, le sommeil, l’humeur, l’immunité et la mortalité toutes causes confondues. Une molécule qui active une seule de ces voies, chez la souris, en reproduit un fragment. Les chercheurs eux-mêmes présentent cette piste pour des situations où l’activité physique est impossible, pas comme un raccourci.
Le SLU-PP-332 a-t-il des effets hormonaux ?
Non, malgré son nom de cible. Les récepteurs ERR — « récepteurs apparentés aux œstrogènes » — ressemblent structurellement aux récepteurs des œstrogènes mais ne répondent pas à ces hormones. Ce sont des régulateurs du métabolisme énergétique, sans activité hormonale.
Y a-t-il des essais cliniques en cours sur le SLU-PP-332 ?
Aucun n’est enregistré dans les registres internationaux. La molécule en est au stade préclinique : les travaux publiés portent sur des souris, et l’étape des essais humains n’a pas commencé.
Quels sont les risques du SLU-PP-332 ?
Ils sont inconnus, ce qui est différent d’inexistants. Chez la souris, aucune toxicité manifeste n’est apparue sur 28 jours, et le modèle d’insuffisance cardiaque montre même une amélioration. Mais plusieurs utilisateurs rapportent une accélération du rythme cardiaque au repos et un sommeil perturbé, sans donnée pour le confirmer. S’y ajoutent l’absence de recul au-delà de douze semaines, les interactions médicamenteuses non caractérisées et la question du métabolisme hépatique humain.
Le SLU-PP-332 est-il interdit en compétition ?
Oui. Il relève de la catégorie S4 de l’Agence mondiale antidopage en tant que modulateur métabolique, et de la catégorie S0 en tant que substance sans autorisation de mise sur le marché. Le caractère expérimental de la molécule n’est pas un argument recevable lors d’un contrôle.
Sources
- Billon C, Schoepke E, Avdagic A, et al. A synthetic ERR agonist alleviates metabolic syndrome. Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics, 2024 — PubMed
- Travaux sur l’agoniste pan-ERR SLU-PP-332 et l’endurance chez la souris — PubMed
- Rôle des récepteurs ERR dans le métabolisme musculaire et cardiaque — PubMed
- Recherche d’essais enregistrés sur le SLU-PP-332 — ClinicalTrials.gov
- Liste des interdictions, section S4 — modulateurs métaboliques — Agence mondiale antidopage
Dernière révision : août 2026 · Rédaction : Miss Peps
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Avertissement. Contenu publié à titre strictement éducatif et documentaire. Le SLU-PP-332 est un outil de recherche destiné au laboratoire, non autorisé comme médicament et non destiné à l’usage humain, animal, alimentaire ou cosmétique. Aucun essai humain n’a été mené, à aucun stade : il n’existe donc ni dose de référence, ni profil de sécurité, ni contre-indication établie. Les quantités citées sont des repères d’usage sans validation humaine ; les doses des études sont des doses animales non transposables. Pour toute question de santé, consultez un professionnel de santé.