Stack · Métabolisme & poids

Rétatrutide + Cagrilintide : le stack complet

Quatre voies hormonales couvertes, plus qu’aucune autre combinaison — et zéro essai clinique sur cette association précise. Le mélange à parts égales vendu en France a une conséquence que personne ne signale : c’est le cagrilintide, et non le rétatrutide, qui plafonne la montée en dose.

Carte d’identité — Rétatrutide + Cagrilintide
Récepteurs couverts
GLP-1 · GIP · glucagon · amyline
Rythme
1 fois par semaine, les deux
Mélange vendu en France
5 mg + 5 mg
Ratio
1 pour 1, figé
Essai sur l’association
Aucun
Référence la plus proche
CagriSema

En bref. Ce stack associe le rétatrutide, triple agoniste GLP-1, GIP et glucagon, au cagrilintide, un analogue de l’amyline. Les deux s’injectent une fois par semaine. On le trouve sous de nombreux noms — reta/cag, mélange LEAN, stack à quatre récepteurs — qui désignent tous la même paire.

01 — Rationnel

Pourquoi associer ces deux-là


Une association n’a de sens que si la seconde molécule apporte ce que la première ne fait pas. Ici, c’est le cas.

RécepteurApporté parCe qu’il produit
GLP-1RétatrutideCoupe la faim, ralentit l’estomac
GIPRétatrutideAméliore la signalisation de l’insuline
GlucagonRétatrutideAugmente la dépense énergétique
AmylineCagrilintideSignal de satiété dans le tronc cérébral

La formule qui résume la logique : le GLP-1 dit à votre intestin de ralentir, l’amyline dit à votre cerveau que vous avez assez mangé. Deux zones différentes, deux canaux différents. Le rétatrutide, aussi puissant soit-il, n’active pas les récepteurs de l’amyline — c’est exactement le trou que le cagrilintide comble.

Ce raisonnement vient du programme CagriSema, qui associe le cagrilintide au sémaglutide. Dans son essai de phase 3, l’ajout de l’amyline a fait passer la perte de poids d’environ 15 % à un peu plus de 20 %. Ce stack applique la même idée, en remplaçant le sémaglutide par une molécule qui couvre déjà trois récepteurs.

Mais la démonstration s’arrête là. Aucun essai, humain ou animal, n’a testé le rétatrutide et le cagrilintide ensemble. Le raisonnement est mécanistique et s’appuie sur CagriSema — qui utilise une autre molécule de fond. C’est une extrapolation cohérente, pas un résultat.

02 — Le point central

Mélange ou flacons séparés


C’est la décision qui structure tout le reste, et elle se prend avant d’acheter.

Mélange 5 + 5 mgDeux flacons séparés
ManipulationUne reconstitution, une injectionDeux de chaque
CalculUn seulDeux
RatioFigé à 1 pour 1Libre
Montée en doseLes deux montent ensembleChacune à son rythme
Si les nausées arriventVous redescendez les deuxVous redescendez la coupable

Le ratio figé est le vrai piège du mélange. Si vous augmentez le rétatrutide, le cagrilintide augmente exactement autant — vous n’avez pas le choix. Et si les effets digestifs deviennent difficiles, vous ne pouvez ni savoir laquelle des deux molécules en est responsable, ni ajuster celle-là seule.

Or c’est précisément ce que recommandent les protocoles : démarrer le rétatrutide seul pendant huit semaines, puis ajouter le cagrilintide à la dose la plus basse. Ce démarrage décalé est impossible avec un flacon mélangé.

La recommandation qui ressort des protocoles : pour une première association, les flacons séparés sont le choix le plus sûr, malgré le travail supplémentaire. Le mélange devient pertinent une fois que vous savez que vous tolérez les deux molécules et que vous êtes stabilisée dans la zone où le ratio 1:1 reste cohérent — voir la section suivante.

03 — Calendrier

Le calendrier décalé


Aucun essai n’a validé ce calendrier. Il est construit à partir des données de chaque molécule prise séparément et du raisonnement de CagriSema. Les chiffres ci-dessous sont rapportés comme tels.

Avec des flacons séparés

PériodeRétatrutideCagrilintide
Semaines 1 à 8Montée de 2 vers 8 mgRien — on stabilise d’abord
Semaine 9Palier atteintAjout à 0,25 mg
EnsuitePoursuite jusqu’à 12 mg0,5 puis 1,0 puis 1,7 puis 2,4 mg

Chaque palier de cagrilintide se tient deux à quatre semaines. On redescend d’un cran si les effets digestifs deviennent intenses.

Avec le mélange 5 + 5 mg

Le ratio étant de 1 pour 1, chaque prélèvement délivre autant de rétatrutide que de cagrilintide. Voici ce que cela donne concrètement.

ÉtapeRétatrutide reçuCagrilintide reçuCohérent ?
Départ1 mg1 mgOui
Palier bas2 mg2 mgOui
Palier moyen2,4 mg2,4 mgOui — plafond du cagrilintide en association
Palier haut4 mg4 mgLimite — proche du maximum étudié seul
Entretien du rétatrutide8 à 12 mg8 à 12 mgNon — largement hors de tout essai

Une injection par semaine, chaque palier tenu au moins quatre semaines, avec une montée lente.

Trois points d’organisation. Les deux molécules s’injectent le même jour, à deux endroits différents si vous utilisez des flacons séparés. Aucune des deux n’existe en forme orale. Et n’ajoutez ni sémaglutide ni tirzepatide : le rétatrutide couvre déjà le GLP-1 et le GIP, vous cumuleriez les effets indésirables sans ajouter de voie nouvelle.

04 — Calcul

Reconstitution


Le mélange 5 + 5 mg

C’est le format vendu en France : 5 mg de rétatrutide et 5 mg de cagrilintide, soit 10 mg au total, à parts égales.

Eau ajoutéeConcentration de chaque1 mg2 mg2,4 mg4 mg
2,0 ml2,5 mg/ml40 grad.80 grad.96 grad.Hors seringue
1,0 ml5 mg/ml20 grad.40 grad.48 grad.80 grad.

Chaque graduation délivre les deux molécules à parts égales. Il n’y a donc qu’un seul chiffre à retenir, contrairement aux mélanges à ratio déséquilibré. C’est le principal avantage pratique de ce format.

Un flacon de 10 mg au total fournit environ deux doses à 2,4 mg de chaque, ou cinq doses à 1 mg.

Les autres mélanges du marché

D’autres compositions circulent, avec des ratios très différents. Vérifiez toujours l’étiquette.

CompositionRatioEauRétatrutideCagrilintide
5 + 5 mg1 : 12,0 ml2,5 mg/ml2,5 mg/ml
12,5 + 2,5 mg5 : 12,5 ml5,0 mg/ml1,0 mg/ml
10 + 2,5 mg4 : 12,0 ml5,0 mg/ml1,25 mg/ml
8 + 2 mg4 : 12,0 ml4,0 mg/ml1,0 mg/ml

Le ratio change tout, et il n’est pas écrit sur le nom du produit. Les mélanges à 5 pour 1 privilégient le rétatrutide et permettent d’approcher son entretien ; celui à parts égales privilégie l’équilibre mais plafonne plus tôt. Les noms commerciaux — ma-3rt, fg3-r, GLP-3, 3R — désignent le rétatrutide, pas une composition. Seule la répartition en milligrammes inscrite sur le flacon compte.

Avec des flacons séparés

MoléculeFlaconEauConcentrationExemple
Rétatrutide10 mg1,0 ml10 mg/ml8 mg = 80 grad.
Cagrilintide5 mg2,0 ml2,5 mg/ml2,4 mg = 96 grad.

Les 7 étapes

Pour un autre format, la calculatrice de peptides refait le calcul.

05 — Le point central

À parts égales, c’est le cagrilintide qui plafonne


C’est la conséquence la plus importante du ratio 1 pour 1, et elle n’apparaît nulle part sur les pages de vente.

Les deux molécules ne se dosent pas du tout dans les mêmes ordres de grandeur.

MoléculeÉchelle des essaisMaximum étudié
Rétatrutide2 → 4 → 8 → 12 mg par semaine12 mg
Cagrilintide0,25 → 0,5 → 1,0 → 1,7 → 2,4 mg par semaine2,4 mg en association, 4,5 mg seul

Un facteur cinq sépare les deux échelles. Le rétatrutide monte jusqu’à 12 mg, le cagrilintide s’arrête à 2,4 mg dans les essais d’association. Avec un mélange à parts égales, vous ne pouvez donc pas atteindre la dose d’entretien du rétatrutide sans administrer cinq fois la quantité de cagrilintide jamais testée en association.

Autrement dit : le mélange 5 + 5 mg reste cohérent jusqu’à environ 2,4 mg de chaque, et devient discutable au-delà de 4 mg. Au-dessus, vous sortez de tout ce qui a été étudié — non pas sur le rétatrutide, mais sur le cagrilintide.

Ce que ça implique en pratique. Ce mélange couvre bien la phase de démarrage du stack, où les deux molécules sont à dose basse. Il ne permet pas d’atteindre l’entretien du rétatrutide, qui commence à 8 mg.

Si votre objectif est la dose complète de rétatrutide, il vous faudra passer aux flacons séparés à un moment ou à un autre. Autant le savoir avant de commander.

Et le volume, dans tout ça

Bonne nouvelle : à ces doses, le volume ne pose pas de problème. Le mélange contenant 10 mg au total, les prélèvements restent courts.

Dose de chaqueAvec 2 ml — 2,5 mg/mlAvec 1 ml — 5 mg/ml
1 mg40 grad.20 grad.
2 mg80 grad.40 grad.
2,4 mg96 grad.48 grad.
4 mgDépasse la seringue80 grad.

Le repère par défaut est 2 ml, soit 2,5 mg par millilitre de chaque molécule : les doses basses tombent alors sur des prélèvements longs et bien lisibles. Si vous visez 4 mg de chaque, reconstituez plutôt avec 1 ml pour rester dans une seule seringue.

Le principe est le même que sur toutes les fiches : vous ne changez jamais la quantité injectée, seulement le volume dans lequel elle est diluée.

06 — Preuves

Ce que montrent les essais


Ce qui a été testéRésultat
Rétatrutide seul, phase 3Environ 28,7 % de perte de poids à 68 semaines, à 12 mg, contre 2,1 % sous placebo
Cagrilintide seul, phase 2Environ 10,8 % à 26 semaines
CagriSema — cagrilintide + sémaglutide, phase 3Environ 22,7 % à 68 semaines
Rétatrutide + cagrilintideAucun essai, humain ou animal

Le chiffre qui devrait faire réfléchir. Le rétatrutide seul a produit 28,7 % en phase 3. C’est plus que CagriSema, qui est pourtant une association. Autrement dit, la molécule de fond de ce stack fait déjà mieux, toute seule, que la combinaison qui sert de justification à l’associer.

Ajouter le cagrilintide peut-il aller au-delà ? C’est plausible mécaniquement, mais personne ne l’a mesuré. Et la question inverse mérite d’être posée : à quel prix en tolérance, pour quel gain incertain ?

07 — Précautions

Qui doit éviter ce stack


Situations écartées des protocoles du rétatrutide
  • Maladie digestive active. Ajouter le cagrilintide relève encore le niveau d’exigence digestive.
  • Diabète de type 1.
  • Antécédent de pancréatite.
  • Antécédent de cancer médullaire de la thyroïde.
  • Cancer en cours.

Un point spécifique à cette association : le glucagon et l’amyline. Le rétatrutide agit directement sur le récepteur du glucagon. Le cagrilintide agit sur des récepteurs apparentés à la calcitonine, avec des effets voisins de ceux du glucagon mais par un autre mécanisme. Personne n’a étudié comment ces deux effets se combinent, et l’effet net sur la glycémie est donc inconnu.

Si vous avez une glycémie limite ou un diabète de type 2, c’est une conversation à avoir avec un médecin avant, pas après.

08 — Tolérance

Effets indésirables


Cette association n’a jamais été testée : ce qui suit vient de chaque molécule prise séparément.

La préoccupation principale est le cumul digestif. Les deux molécules ralentissent la vidange gastrique, par des mécanismes différents. Nausées, vomissements, diarrhée et constipation s’additionnent donc — et la période la plus difficile va des semaines 9 à 24, quand les deux montent en même temps.

La montée lente est le principal levier dont vous disposez. Repas riches en protéines, pauvres en gras, et hydratation aident pendant cette phase.

EffetAttribuable à
Nausées, vomissements, diarrhée, constipationLes deux — cumul
Dysesthésies — fourmillements, engourdissementsRétatrutide uniquement
Réaction au point d’injectionPlutôt le cagrilintide
Fatigue en début de montéeLes deux
Coupe-faim très marquéLes deux — parfois inconfortable
Calculs biliairesLa perte de poids rapide elle-même

Les dysesthésies méritent d’être notées. Ces sensations de fourmillement ou d’engourdissement viennent du rétatrutide, pas du cagrilintide, et leur apparition suit généralement les augmentations de dose. Si elles surviennent, notez le moment par rapport à votre dernier palier : c’est l’information utile.

Quand s’arrêter et consulter : si les symptômes digestifs empirent au lieu de s’améliorer au bout de deux à trois semaines à un palier, si des dysesthésies apparaissent brutalement, ou si vous ne parvenez plus à garder la nourriture.

Et un risque propre aux associations : deux flacons, c’est deux occasions de contamination, d’erreur d’étiquetage ou de produit non conforme. Vérifiez le certificat d’analyse des deux.

09 — Manipulation

Conservation


ÉtatRétatrutideCagrilintide
Lyophilisat, long terme−20 °C, 12 mois et plus−20 °C, 12 mois et plus
Après reconstitution2 à 8 °C, 28 à 30 jours2 à 8 °C, 28 à 30 jours
Aspect attenduLimpide et incoloreLimpide et incolore
Peut-on secouer ?NonSurtout pas

Le cagrilintide est la plus fragile des deux. L’agitation favorise la formation de fibrilles — des agrégats de protéines qui rendent la solution inutilisable. On fait tourner le flacon doucement, jamais plus. Et une solution devenue trouble se jette sans hésiter.

Les deux tiennent 28 à 30 jours une fois reconstitués : dimensionnez vos flacons sur des cycles de quatre semaines. Détail complet : conserver les peptides.

10 — Dépannage

Les erreurs qui reviennent le plus


11 — Alternatives

Ce stack face aux autres options


Rétatrutide + cagrilintideCagriSemaRétatrutide seul
RécepteursQuatreDeuxTrois
Données sur l’associationAucunePhase 3 — environ 22,7 %Phase 3 — environ 28,7 %
Charge digestive attendueTrès élevéeÉlevéeÉlevée
DysesthésiesOuiNonOui
Injections par semaine2, ou 1 en mélange1 ou 21
ComplexitéLa plus élevéeMoyenneLa plus simple

Comment trancher. Le rétatrutide seul est le protocole le plus simple et le mieux documenté, avec le meilleur résultat publié. CagriSema est la seule association disposant de données de phase 3. Ce stack couvre le plus de voies sur le papier, au prix d’un coût, d’une complexité et d’une incertitude supérieurs.

Il s’adresse plutôt à quelqu’un qui tolère déjà bien le rétatrutide seul et qui atteint un plateau — pas à un point de départ.

12 — Approvisionnement

Où se procurer ce stack


Mélange Rétatrutide + Cagrilintide — chez Peptides France

Boutique partenaire : certificat d’analyse par lot, expédition depuis la France, code MISSPEPS. Produit destiné à la recherche en laboratoire.

Lien affilié — Miss Peps peut percevoir une commission, sans surcoût pour vous.

Voir le mélange

Trois choses à décider avant de commander.

Jusqu’où vous voulez monter. Le mélange à parts égales couvre bien la phase de démarrage, jusqu’à environ 2,4 mg de chaque. Mais il ne permet pas d’atteindre l’entretien du rétatrutide, qui commence à 8 mg : il faudrait alors 8 mg de cagrilintide, soit plus de trois fois le maximum étudié en association. Si c’est votre objectif, prévoyez de passer aux flacons séparés — rétatrutide et cagrilintide.

Le ratio du flacon, sur l’étiquette. Celui vendu ici est à parts égales ; d’autres mélanges du marché sont à 5 pour 1 et se dosent tout autrement.

Votre point de départ. Ce stack se conçoit comme une étape après le rétatrutide seul, pas comme un début.

13 — Questions

Questions fréquentes sur ce stack


Qu’est-ce que le stack rétatrutide + cagrilintide ?

C’est l’association du rétatrutide, triple agoniste GLP-1, GIP et glucagon, avec le cagrilintide, un analogue de l’amyline. Ensemble ils couvrent quatre voies hormonales — plus qu’aucune autre combinaison actuelle. Aucun essai n’a testé cette association précise : le raisonnement s’appuie sur CagriSema, qui associe le cagrilintide au sémaglutide.

Mélange ou flacons séparés ?

Pour une première association, les flacons séparés sont plus sûrs. Le mélange fige le ratio : si vous augmentez le rétatrutide, le cagrilintide augmente d’autant. Or le protocole prévoit de démarrer le rétatrutide seul pendant huit semaines avant d’ajouter le cagrilintide, ce qui est impossible avec un flacon mélangé.

Comment reconstituer le mélange 5 + 5 mg ?

Avec 2 ml d’eau bactériostatique pour le flacon de 10 mg au total, vous obtenez 2,5 mg par millilitre de chaque molécule : un prélèvement de 96 graduations délivre 2,4 mg de rétatrutide et 2,4 mg de cagrilintide. Si vous visez 4 mg de chaque, reconstituez avec 1 ml pour rester dans une seule seringue. Injectez l’eau lentement le long de la paroi et faites tourner le flacon sans jamais le secouer.

Quelle dose de cagrilintide ajouter au rétatrutide ?

0,25 mg par semaine est la dose de départ dans les protocoles décalés, à tenir au moins deux semaines. L’échelle monte ensuite vers 0,5, 1,0, 1,7 puis 2,4 mg par semaine, chaque palier tenu deux à quatre semaines. On redescend d’un cran si les effets digestifs deviennent intenses.

Jusqu’où peut-on monter avec un mélange à parts égales ?

Jusqu’à environ 2,4 mg de chaque molécule, et de façon discutable jusqu’à 4 mg. Au-delà, c’est le cagrilintide qui pose problème : son maximum étudié en association est de 2,4 mg par semaine, quand le rétatrutide monte à 12 mg. Atteindre l’entretien du rétatrutide avec ce mélange reviendrait à prendre cinq fois la quantité de cagrilintide jamais testée.

Peut-on baisser le rétatrutide en ajoutant le cagrilintide ?

Certains le font : le cagrilintide apportant une satiété supplémentaire, le même contrôle de la faim serait atteint avec moins de rétatrutide, ce qui réduirait les dysesthésies et les effets digestifs. Un schéma courant descend de 12 à 8 mg une fois le cagrilintide à 1,7 ou 2,4 mg. Aucun essai ne confirme que cela fonctionne aussi bien.

Ce stack fait-il mieux que le rétatrutide seul ?

Personne ne le sait. Le rétatrutide seul a produit environ 28,7 % de perte de poids en phase 3 — plus que CagriSema, qui est pourtant une association. Ajouter le cagrilintide est plausible mécaniquement, mais aucun essai ne l’a mesuré, et le coût en tolérance digestive est réel.

Peut-on y ajouter du sémaglutide ou du tirzepatide ?

Non. Le rétatrutide couvre déjà les récepteurs GLP-1, GIP et glucagon. Ajouter du sémaglutide ou du tirzepatide n’apporte aucune voie nouvelle mais cumule les effets indésirables. On passe de l’une à l’autre, on ne les additionne pas.

14 — Références

Sources


  1. Jastreboff AM, Kaplan LM, Frías JP, et al. Triple-hormone-receptor agonist retatrutide for obesity — a phase 2 trial. New England Journal of Medicine, 2023 — PubMed
  2. Garvey WT, et al. Coadministered cagrilintide and semaglutide in adults with overweight or obesity. New England Journal of Medicine, 2025 — REDEFINE-1
  3. Lau DCW, Erichsen L, Francisco AM, et al. Once-weekly cagrilintide for weight management in people with overweight and obesity. The Lancet, 2021 — PubMed
  4. Programme de phase 3 TRIUMPH du rétatrutide — TRIUMPH-4
  5. Kruse T, Dahl K, Schäffer L, et al. Development of cagrilintide, a long-acting amylin analogue. Journal of Medicinal Chemistry, 2021 — PubMed

Dernière révision : août 2026 · Rédaction : Miss Peps

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Les fiches des deux molécules


Avertissement. Contenu publié à titre strictement éducatif et documentaire. Le rétatrutide et le cagrilintide sont des produits destinés à la recherche en laboratoire, non autorisés comme médicaments et non destinés à l’usage humain, animal, alimentaire ou cosmétique. Aucun essai clinique, humain ou animal, n’a testé cette association. Le calendrier et les quantités décrits sont construits à partir des données de chaque molécule séparément et ne constituent pas des recommandations. Un mélange à parts égales conduit, aux doses hautes de rétatrutide, à des quantités de cagrilintide très supérieures à tout ce qui a été étudié. L’effet combiné sur la glycémie n’a pas été étudié. Toute démarche de perte de poids importante justifie un accompagnement médical. Pour toute question de santé, consultez un professionnel de santé.

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