CJC-1295 with DAC : protocole complet
Une seule injection par semaine, grâce à une demi-vie de six à huit jours. C’est le grand avantage de cette molécule — et sa principale limite : si quelque chose se passe mal, vous ne pouvez pas l’arrêter. Son développement clinique a d’ailleurs été interrompu en 2006.
- Carte d’identité
- Mécanisme
- Protocole
- Reconstitution
- Matériel
- Qui doit éviter
- Effets indésirables
- Suivi biologique
- Données publiées
- Conservation
- Erreurs fréquentes
- Statut réglementaire
- Comparatif
- Où se procurer
- FAQ
- Famille
- Analogue de GHRH
- Demi-vie
- 5,8 à 8,1 jours
- Voie
- Sous-cutanée
- Fréquence
- 1 fois par semaine
- Demi-vie
- 6 à 8 jours
- Statut sportif
- Interdit (dopage)
En bref. Le CJC-1295 with DAC est un analogue de l’hormone qui commande à l’hypophyse de libérer de l’hormone de croissance. Sa particularité tient à une modification chimique appelée DAC, pour Drug Affinity Complex, qui lui permet de s’accrocher à l’albumine du sang. Cet ancrage le protège de la dégradation et fait passer sa demi-vie de trente minutes à six ou huit jours. Concrètement, une injection continue de stimuler l’hypophyse pendant près d’une semaine. On le trouve parfois écrit « CJC-1295 avec DAC » en français, mais l’appellation qui figure sur les flacons est « with DAC ». Développé par ConjuChem, il est arrivé en phase 2 avant que le programme ne soit interrompu en 2006.
Comment agit le CJC-1295 with DAC
Le CJC-1295 se fixe sur les récepteurs de la GHRH présents sur les cellules somatotropes de l’hypophyse, ce qui déclenche la production et la libération d’hormone de croissance.
La version avec DAC et la version sans DAC ont exactement la même activité sur le récepteur — même noyau de vingt-neuf acides aminés, mêmes substitutions stabilisatrices. Le DAC ne change pas la force du signal, seulement sa durée. C’est un groupement ajouté en position 30 qui se lie de façon covalente à l’albumine circulante. L’albumine sert alors de transporteur et protège le peptide de la dégradation et de la filtration rénale.
Ensuite, la cascade classique : l’hormone de croissance élevée pousse le foie à produire davantage d’IGF-1, le véritable médiateur des effets sur les tissus — synthèse protéique, renouvellement du collagène, lipolyse, signaux de réparation.
Un point rassurant dans les données. On pourrait craindre qu’une stimulation continue écrase le rythme naturel de sécrétion de l’hormone de croissance, qui se fait normalement par pics. Une analyse publiée en 2006 a montré que la pulsatilité était préservée malgré la présence du DAC. L’exposition prolongée ne semble donc pas aplatir complètement le rythme physiologique.
Quantités et structure de cure
Les fourchettes qui circulent se situent entre 1 et 2 mg par semaine en sous-cutané. Avec une demi-vie de six à huit jours, il faut environ trois à quatre semaines pour atteindre l’équilibre — autrement dit, l’effet complet d’une quantité ne se juge pas avant un mois.
| Phase | Semaines | Quantité hebdomadaire | Remarque |
|---|---|---|---|
| Initiation | 1 à 2 | 500 à 1 000 mcg | Départ prudent pour évaluer la tolérance |
| Fourchette courante | 3 à 8 | 1 000 mcg | Le repère le plus fréquent |
| Fourchette haute | 3 à 12 | 2 000 mcg, ou 1 mg deux fois par semaine | Le fractionnement lisse le profil GH/IGF-1 |
| Maximum étudié | Essai de phase 2 | Jusqu’à 240 mcg/kg par semaine | Bien au-dessus des repères communautaires |
La demi-vie longue coupe dans les deux sens. Une injection par semaine, c’est confortable. Mais si un effet indésirable apparaît, il ne disparaît pas en quelques heures : il persiste pendant des jours, parce que la molécule est toujours accrochée à votre albumine. Vous ne pouvez pas « arrêter » un CJC-1295 with DAC. C’est la différence pratique la plus importante avec les sécrétagogues à action courte, et la raison pour laquelle démarrer bas a réellement du sens ici.
Structure de cure
| Format | Durée | Pause | Logique |
|---|---|---|---|
| Standard | 8 à 12 semaines | 4 à 6 semaines | Limiter le risque de désensibilisation |
| Étendu | 12 à 16 semaines | 6 à 8 semaines | Quand l’IGF-1 à l’équilibre est l’objectif |
| Fractionné | 8 à 12 semaines | 4 à 6 semaines | 1 mg deux fois par semaine, profil plus lisse |
Ces structures viennent de la pratique, pas d’essais cliniques. L’injection du soir est courante dans les schémas qui circulent, mais avec une demi-vie d’une semaine, l’heure de la prise compte bien moins qu’avec un sécrétagogue quotidien.
Reconstitution : le calcul déjà fait
Les repères de reconstitution partent d’un flacon de 10 mg. Vérifiez le dosage du vôtre et adaptez : divisez le contenu du flacon par le volume d’eau pour obtenir la concentration, puis divisez votre quantité par cette concentration.
| Flacon | Eau bactériostatique | Concentration | 500 mcg | 1 000 mcg | 2 000 mcg |
|---|---|---|---|---|---|
| 10 mg | 1,0 ml | 10 000 mcg/ml | 5 grad. | 10 grad. | 20 grad. |
| 10 mg | 2,0 ml | 5 000 mcg/ml | 10 grad. | 20 grad. | 40 grad. |
| 10 mg | 3,0 ml | 3 333 mcg/ml | 15 grad. | 30 grad. | 60 grad. |
Le bon compromis : 2 ml. À ce volume, la quantité courante de 1 000 mcg correspond à 40 graduations — assez large pour se lire sans hésitation, assez compact pour tenir dans une seringue de 1 ml même à la fourchette haute. Avec 1 ml seulement, 500 mcg ne font que 10 graduations, ce qui laisse peu de marge d’erreur.
Combien de temps dure un flacon
À 1 mg par semaine, un flacon de 10 mg fournit environ dix doses hebdomadaires. Mais la solution reconstituée ne se conserve que trois à quatre semaines : vous n’en utiliserez donc qu’une partie avant qu’elle ne se périme.
Deux façons de gérer ça. Soit vous congelez des doses individuelles dès la reconstitution — c’est ce que font la plupart des protocoles sur cette molécule. Soit vous reconstituez avec un volume plus faible et n’entamez le flacon qu’au moment voulu. Dans tous les cas, notez la date : avec une injection par semaine, on perd vite le compte.
Une subtilité de calendrier. Congeler des doses individuelles dès la reconstitution, ou accepter de perdre un peu de produit en fin de flacon. Mieux vaut le savoir avant que de s’en apercevoir la cinquième semaine.
Les 7 étapes
- Vérifier le flacon — dosage annoncé, lot, galette lyophilisée intacte et non fondue.
- Désinfecter les deux bouchons — une compresse alcoolisée neuve pour chacun, puis laisser sécher.
- Prélever l’eau bactériostatique — 3 ml pour un flacon de 10 mg, soit 3 333 mcg par millilitre.
- Injecter le long de la paroi — jamais directement sur la poudre, pour éviter la mousse.
- Faire rouler doucement — sans secouer. La solution doit être limpide et incolore.
- Étiqueter le flacon — concentration et date de reconstitution.
- Réfrigérer — entre 2 et 8 °C, à utiliser sous trois à quatre semaines.
Pour un autre volume, la calculatrice de peptides refait le calcul.
Ce qu’il vous faut à côté du flacon
Une injection par semaine : le besoin est léger. Pour une cure de douze semaines, comptez douze seringues, deux flacons d’eau bactériostatique et trois flacons de produit.
- Seringues U-100 Le format 0,3 ml suffit jusqu’à 1 mg. Prévoyez du 1 ml si vous visez 2 mg par semaine. Ma sélection
- Compresses alcoolisées Deux par injection : le bouchon du flacon et le point de piqûre. Ma sélection
- Boîte de conservation Un flacon reste entamé plusieurs semaines : il doit rester au froid et à l’abri de la lumière. Ma sélection
- Eau bactériostatique Indispensable pour un flacon utilisé sur plusieurs semaines. Chez Peptides France
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Qui doit éviter le CJC-1295 with DAC
- Cancer en cours ou antécédent récent. L’élévation de l’hormone de croissance et de l’IGF-1 est généralement évitée dans un contexte oncologique. C’est la réserve la plus importante de cette famille de molécules.
- Maladie cardiovasculaire. L’essai de phase 2 a été interrompu après le décès cardiovasculaire d’un participant — attribué par le médecin traitant à une maladie coronarienne préexistante, mais le programme a été arrêté par précaution.
- Diabète ou prédiabète. L’élévation de l’hormone de croissance dégrade la sensibilité à l’insuline.
- Grossesse et allaitement. Aucune donnée de sécurité humaine.
- Syndrome du canal carpien, apnée du sommeil, œdèmes. Ces symptômes sont sensibles à l’axe GH et peuvent s’aggraver.
- Sportives et sportifs contrôlés. Les analogues de GHRH figurent en catégorie S2 de l’Agence mondiale antidopage, interdits en permanence.
La demi-vie longue rend cette liste plus contraignante qu’elle ne le serait pour une molécule à action courte : un effet indésirable ne se corrige pas en sautant la prise du lendemain.
Effets indésirables
Les données de phase 1 décrivent une molécule relativement bien tolérée aux quantités basses, avec des effets plus fréquents quand l’exposition monte. Aucun arrêt pour effet indésirable ni événement grave n’a été rapporté dans ces cohortes.
| Effet | Fréquence | Ce qui l’atténue |
|---|---|---|
| Réaction au point d’injection | Le plus courant | Douleur, rougeur, démangeaison, petite boule sous la peau ; rotation des sites |
| Bouffée de chaleur, rougeur du visage | Courant | Vasodilatation passagère |
| Maux de tête | Courant | Généralement léger |
| Rétention d’eau | Surtout aux quantités hautes | Surveiller le poids et les œdèmes |
| Fourmillements aux extrémités | Rapporté | Signal à ne pas ignorer : il évoque une compression nerveuse |
| Nausées | Occasionnel | Généralement léger |
Ce qu’il faut faire en cas d’effet gênant. Avec une molécule à demi-vie d’une semaine, on ne « réduit » pas la prise en cours : elle est déjà dans le sang pour plusieurs jours. La conduite raisonnable est de suspendre la prochaine injection et de réévaluer avec un professionnel de santé. Une rétention d’eau importante, un essoufflement, des maux de tête intenses, des troubles de la vision ou de nouveaux symptômes neurologiques imposent un avis médical sans attendre.
Ce qui mérite d’être surveillé
C’est l’une des rares molécules de cette bibliothèque où un suivi biologique a un sens réel, parce que l’axe GH/IGF-1 se mesure.
| Marqueur | Pourquoi | Quand |
|---|---|---|
| IGF-1 | Le reflet direct de la stimulation de l’axe | Avant, à mi-cure, en fin de cure |
| Glycémie à jeun | L’hormone de croissance dégrade la sensibilité à l’insuline | Avant et pendant |
| HbA1c | Contrôle glycémique sur trois mois | Avant, puis à distance |
| Tension artérielle | Simple, gratuit, et sensible à la rétention d’eau | Régulièrement |
L’IGF-1 s’interprète en fonction de l’âge et de la valeur de départ, pas comme une cible absolue. Un antécédent de cancer, un diabète ou une apnée du sommeil imposent un avis médical avant toute stimulation de cet axe.
Ce que montrent les études
Les données humaines existent, mais elles sont anciennes et limitées : deux essais de phase 1 et une analyse complémentaire, tous publiés en 2006, plus l’essai de phase 2 interrompu.
| Étude | Année | Population | Résultat |
|---|---|---|---|
| Teichman et al., JCEM | 2006 | Adultes sains, phase 1 | Demi-vie de 5,8 à 8,1 jours ; GH multipliée par 2 à 10 pendant au moins 6 jours ; IGF-1 multipliée par 1,5 à 3 pendant 9 à 11 jours |
| Ionescu & Frohman, JCEM | 2006 | Hommes sains | Pulsatilité de la GH préservée ; GH moyenne +46 %, IGF-1 +45 % |
| ConjuChem, phase 2 | 2006 | 192 patients, lipodystrophie liée au VIH | Essai interrompu après le décès cardiovasculaire d’un participant |
| Jette et al., Endocrinology | 2005 | Rat | Identification du CJC-1295 comme analogue de GRF de longue durée |
| Alba et al. | 2006 | Souris sans GHRH | Croissance normalisée par une administration quotidienne |
Avec une administration hebdomadaire répétée, l’élévation de l’IGF-1 s’accumule et se maintient jusqu’à vingt-huit jours. C’est le principal argument pharmacologique en faveur du DAC.
Sur le décès de l’essai de phase 2. Un participant est mort d’un infarctus du myocarde. Le médecin traitant l’a attribué à une maladie coronarienne préexistante, et non au produit. ConjuChem a néanmoins interrompu le développement par précaution. Vingt ans plus tard, aucun essai moderne n’a été enregistré et il n’existe aucune donnée de sécurité humaine à long terme. C’est ce vide, plus que le décès lui-même, qui doit peser dans la décision.
Conservation
| État | Température | Durée |
|---|---|---|
| Lyophilisat, long terme | −20 °C ou moins | 12 à 24 mois selon l’étiquette |
| Lyophilisat, court terme | Entre 2 et 8 °C | Plusieurs mois |
| Après reconstitution | Entre 2 et 8 °C | 3 à 4 semaines |
| Doses congelées | −20 °C | Environ 3 à 4 mois |
Protégez de la lumière et évitez les cycles de congélation-décongélation répétés, qui abîment particulièrement les peptides à DAC. Une solution trouble ou colorée se jette. Détail complet : conserver les peptides.
Les erreurs qui reviennent le plus
- Reprendre un tableau sans vérifier le dosage du flacon. Une même graduation ne délivre pas la même quantité selon le flacon et le volume d’eau.
- Confondre la version with DAC et la version no DAC. With DAC, c’est une injection par semaine. No DAC, c’est une à trois fois par jour. Vérifiez toujours l’étiquette avant de reconstituer.
- Monter la quantité avant trois ou quatre semaines. L’équilibre n’est pas atteint : vous jugez un effet incomplet et vous montez à l’aveugle.
- Croire qu’on peut « arrêter » en cas de souci. La molécule reste active six à huit jours. On suspend la suivante, on ne corrige pas celle en cours.
- Oublier que la solution ne tient que 3 à 4 semaines alors qu’un flacon couvre bien plus de doses. Congelez, ou notez la date.
- Ne pas doser l’IGF-1. C’est le seul marqueur qui dit réellement ce qui se passe, et il est accessible.
Statut réglementaire
- Aucune autorisation comme médicament, ni en Europe ni ailleurs.
- Développement arrêté depuis 2006. L’essai de phase 2 figure comme terminé, et aucun essai moderne n’est enregistré.
- Interdit par l’Agence mondiale antidopage, catégorie S2, qui couvre les hormones peptidiques, les facteurs de croissance et les substances apparentées. Interdiction permanente.
- Vendu sous étiquetage recherche, destiné au laboratoire, sans les contrôles applicables à un médicament.
Les sécrétagogues comparés
La différence décisive entre ces molécules n’est pas leur puissance, c’est leur durée d’action — et donc la façon dont on peut les piloter.
| Molécule | Classe | Demi-vie | Fréquence | Profil GH |
|---|---|---|---|---|
| CJC-1295 with DAC | Analogue de GHRH lié à l’albumine | 6 à 8 jours | 1 à 2 fois par semaine | Élévation soutenue |
| CJC-1295 no DAC | Analogue de GHRH | ≈ 30 minutes | 1 à 3 fois par jour | Pics physiologiques |
| Tésamoréline | Analogue de GHRH | ≈ 26 minutes | 1 fois par jour | Pics — seule molécule autorisée de la famille |
| Ipamoreline | GHRP, mimétique de la ghréline | ≈ 2 heures | 1 à 3 fois par jour | Pic bref, sélectif |
L’avantage du DAC est le confort : une injection par semaine au lieu de sept. Son inconvénient est le pilotage : impossible de titrer finement, impossible d’arrêter vite. Une molécule sans DAC est plus contraignante au quotidien mais bien plus facile à ajuster — un vrai argument quand on découvre sa propre tolérance.
Où se procurer le CJC-1295 with DAC
Boutique partenaire : certificat d’analyse par lot, expédition depuis la France, code MISSPEPS. Produit destiné à la recherche en laboratoire.
Lien affilié — Miss Peps peut percevoir une commission, sans surcoût pour vous.
- Prévoyez deux flacons pour une cure de huit semaines, trois pour douze semaines
- Vérifiez bien la mention « with DAC » et non « no DAC » sur l’étiquette avant de reconstituer
- Le matériel d’injection : voir la section matériel
- Calculer votre dilution : la calculatrice de peptides
- Aller plus loin : la Masterclass Peptides (27 modules)
Questions fréquentes sur le CJC-1295 with DAC
Qu’est-ce que le CJC-1295 with DAC ?
C’est un analogue de la GHRH, l’hormone qui commande à l’hypophyse de libérer de l’hormone de croissance. La modification appelée DAC lui permet de se lier à l’albumine du sang, ce qui fait passer sa demi-vie de trente minutes à six ou huit jours et permet une seule injection par semaine.
Quelle est la demi-vie du CJC-1295 with DAC ?
Entre 5,8 et 8,1 jours d’après les données de phase 1 publiées en 2006 par Teichman et son équipe. C’est cette durée qui justifie l’injection hebdomadaire, et qui explique aussi qu’un effet indésirable persiste plusieurs jours.
Comment reconstituer un flacon de CJC-1295 with DAC ?
Le repère de référence est 3 ml d’eau bactériostatique pour un flacon de 10 mg, soit 3 333 mcg par millilitre : une dose de 1 000 mcg correspond alors à 30 graduations sur une seringue U-100. Avec 2 ml on obtient 5 000 mcg/ml et 20 graduations, avec 1 ml 10 000 mcg/ml et 10 graduations. Vérifiez le dosage de votre flacon avant de reprendre ces chiffres.
Quelles quantités de CJC-1295 with DAC sont rapportées ?
Les repères qui circulent vont de 500 à 1 000 mcg par semaine à l’initiation, puis 1 000 mcg par semaine en fourchette courante, jusqu’à 2 000 mcg par semaine ou 1 mg deux fois par semaine en fourchette haute. L’essai de phase 2 est monté jusqu’à 240 mcg/kg par semaine, bien au-delà.
Combien de temps dure un flacon de CJC-1295 with DAC ?
À 1 mg par semaine, un flacon de 10 mg fournit environ dix doses hebdomadaires. Mais la solution reconstituée ne se conserve que trois à quatre semaines : la plupart des protocoles congèlent donc des doses individuelles dès la reconstitution.
Quelle différence entre le CJC-1295 with DAC et sans DAC ?
L’activité sur le récepteur est identique : même noyau, même force de signal. Le DAC ne change que la durée. Avec DAC, la demi-vie est de six à huit jours et l’injection hebdomadaire. Sans DAC, elle est d’environ trente minutes et l’injection quotidienne, ce qui reproduit des pics plus physiologiques et permet d’ajuster bien plus vite.
Pourquoi le développement du CJC-1295 a-t-il été arrêté ?
L’essai de phase 2 dans la lipodystrophie liée au VIH a été interrompu en 2006 après le décès cardiovasculaire d’un participant. Le médecin traitant l’a attribué à une maladie coronarienne préexistante, mais ConjuChem a arrêté le développement par précaution. Aucun essai moderne n’a été enregistré depuis.
Que faut-il surveiller sous CJC-1295 with DAC ?
L’IGF-1 en priorité, avant, à mi-cure et en fin de cure, car c’est le reflet direct de la stimulation de l’axe. Également la glycémie à jeun et l’HbA1c, puisque l’hormone de croissance dégrade la sensibilité à l’insuline, ainsi que la tension artérielle et l’apparition d’œdèmes.
Sources
- Teichman SL, Neale A, Lawrence B, et al. Prolonged stimulation of growth hormone and insulin-like growth factor I secretion by CJC-1295, a long-acting analog of GH-releasing hormone, in healthy adults. JCEM, 2006 — PubMed
- Ionescu M, Frohman LA. Pulsatile secretion of growth hormone persists during continuous stimulation by CJC-1295. JCEM, 2006 — PubMed
- Jette L, Leger R, Thibaudeau K, et al. Human growth hormone-releasing factor 1-29 albumin bioconjugates activate the GRF receptor. Endocrinology, 2005 — PubMed
- Alba M, Fintini D, Sagazio A, et al. Once-daily administration of CJC-1295 normalizes growth in the GHRH knockout mouse. Am J Physiol Endocrinol Metab, 2006 — PubMed
- Essai de phase 2, lipodystrophie liée au VIH (NCT00267527), terminé — ClinicalTrials.gov
- Liste des interdictions, section S2 — Agence mondiale antidopage
Dernière révision : juillet 2026 · Rédaction : Miss Peps
Autres protocoles
- CJC-1295 no DAC — la version quotidienne, entièrement réversible
- AOD-9604 — autre fragment lié à l’hormone de croissance, sans effet sur l’IGF-1
- BPC-157 — réparation tissulaire, autre molécule interdite par l’AMA
- Tous les protocoles — l’annuaire complet, 48 molécules
Avertissement. Contenu publié à titre strictement éducatif et documentaire. Le CJC-1295 with DAC est un produit destiné à la recherche en laboratoire, non autorisé comme médicament et non destiné à l’usage humain, animal, alimentaire ou cosmétique. Il figure sur la liste des substances interdites de l’Agence mondiale antidopage. Son développement clinique a été interrompu en 2006 et aucune donnée de sécurité humaine à long terme n’existe. Rien sur cette page ne constitue un conseil médical, un diagnostic ni une incitation à l’usage. Pour toute question de santé, consultez un professionnel de santé.